Mokhtar et le figuier

À propos

Algérie, années 1950. Mokhtar grandit à l'ombre du figuier de son douar, contre lequel son grand-père Kouider aime s'adosser pour faire la sieste. Aussi vieux que le grandpère, peut-être plus, le figuier est un membre à part entière de la famille, prodiguant ses fruits deux fois l'an et une sève dont on fait des cataplasmes. Mais un jour, Moussa, le père, part avec femme et enfants vivre à la ville. Là, Mokhtar découvre la mer et ses poissons, le cinéma Lux, le hammam, les premières lectures et surtout l'écriture. Quand, un soir où il fait ses devoirs, sa mère lui trace maladroitement dans la paume les huit lettres de leur nom, il comprend qu'à ces lettres il faudra en ajouter beaucoup d'autres...
À hauteur d'enfant, Abdelkader Djemaï nous restitue l'Algérie à la veille de l'indépendance. Ses pages sentent l'encens et le benjoin qui se consument sur le kanoun ; la lumière y est celle des murs blanchis à la chaux et des paysages parcourus par un bus jaune de la compagnie L'Hirondelle. Non loin s'étend la ferme de Manhès, le Pied-noir dont la femme Martine arbore de belles toilettes. Et plus loin encore, mais à l'approche : le bourdonnement des hélicoptères et la danse des convois militaires...

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • Auteur(s)

    Abdelkader Djemaï

  • Éditeur

    Le Pommier

  • Date de parution

    17/08/2022

  • EAN

    9782746525160

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    128 Pages

  • Longueur

    19.5 cm

  • Largeur

    12.5 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    138 g

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Support principal

    Grand format

Abdelkader Djemaï

Abdelkader Djemaï est écrivain. Il est né en Algérie, en 1948 et vit en France.Grand reporter durant plus d'une vingtaine d'années, (1970-1993), il a écrit ses premiers romans, Saison de pierres et Mémoires de nègre, en Algérie avant de s'installer en France en 1993. Devenu écrivain à plein temps, il a publié une quinzaine de romans, de récits et de nouvelles, notamment aux éditions Michalon ( Un été de cendres, 31, rue de l'Aigle, Sable rouge et Camus à Oran ). On lui doit aussi des récits de voyage L e Caire qui bat (Michalon), Pain, Adour et fantaisie (Castor Astral), Quartiers d'été (Le Temps qu'il fait) et Un taxi vers la mer (Thierry Magnier).Ses derniers ouvrages, Camping, Gare du Nord, Le Nez sur la vitre, Un moment d'oubli et Zorah sur la terrasse. Matisse à Tanger, ont été publiés au Seuil. La Dernière Nuit de l'émir vient de paraître aux mêmes éditions.Plusieurs de ses titres ont paru dans les collections « Folio » et « Points ».Philippe Lafond est né à Casablanca en 1949, il est reporter-photographe.Dès quinze ans il photographie l'Afrique, son continent d'adoption. Après un séjour parmi les peuples Peuls et Dogons de la boucle du Niger, Pygmées du Congo, il partage, pendant des mois, la vie séculaire des berbères du Haut Atlas. Premier photographe missionné par Géo, il signe aussi ses reportages dans Stern, La Repùbblica, El Pais, The Smithsonian, Le Monde et bien d'autres. De nombreux livres ponctuent son parcours, co-signés par de grands auteurs comme Fernando Arrabal, Jean-François Chaix ou Tahar Ben Jelloun : Haut Atlas l'exil de pierres, Ennedi un Eden au Sahara, Melilla, Citadelles du désert, L'Empire Khmer, Maroc les montagnes du silence ou encore Hué, la cité interdite avec un texte de Sa Majesté l'empereur Bao-Da. Ses photographies sont exposées à l'UNESCO, à Visa pour l'image, à l'Institut du monde arabe, aux Rencontres d'Arles, à la Biennale internationale de Turin, aux Nations-Unis à New York, au Festival l'?il en Seyne Villa Tamaris Centre d'art. En 2000 son court-métrage Un Eden au Sahara, est primé à Shanghai (Chine), à Banff (Canada). Sa participation à la protection des sites du patrimoine mondial a permis la classification de la cité impériale de Hué au Vietnam, du temple de Preah Vihear au Cambodge.

empty