Les commencements

À propos

« Créer un poncif, c'est le génie » écrivait Baudelaire dans Fusées. C'est, semble-t-il, ce à quoi s'attache Michaux, à sa manière, dans ce texte encore une fois inclassable, publié initialement en 1983. Ce poncif est celui de l'enfant-artiste (enfance de l'art diront certains) qui obsède les artistes du vingtième siècle - on songe à Picasso - fascinés qu'ils étaient par la question de l'origine et du geste primitif. Apologie de l'enfance, de la liberté de création, de l'authenticité en art, Les commencements sont une double invitation : d'abord à un retour en arrière, en ce temps peut-être rêvé où la simplicité faisait loi. Invitation ensuite à un refus, au refus de ce que Michaux lui-même appelle «l'enrégimentement adulte», qui amène le petit d'homme à ne plus croire au miracle, et à déserter l'Inconnu. Ce traité sur les dessins de l'âge tendre montre qu'avant toute maîtrise de la technique et du message, avant la recherche et l'effort, viennent la couleur, le trait, la forme.
De leur découverte et répétition naît cette sensibilité à laquelle chacun doit rester fidèle.


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Henri Michaux

  • Éditeur

    Fata Morgana

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Date de parution

    08/09/2023

  • EAN

    9782377921409

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    56 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    12 cm

  • Épaisseur

    0.6 cm

  • Poids

    92 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Henri Michaux

Henri Michaux, né en 1899 à Namur, est un écrivain et peintre français d'origine belge. Après une scolarité chez
les Jésuites, il abandonne ses études de médecine pour mener une brève vie de marin. Dès 1922, il se consacre
pleinement à l'écriture, publie son premier texte, Cas de folie circulaire, et collabore activement à la revue d'avantgarde
Le disque VERT. Il s'installe ensuite à Paris où il se lie avec Jules Supervielle et écrit ses premiers recueils
notables, parmi lesquels Qui je fus (1927) et Mes Propriétés (1929). Il s'adonne à la peinture, activité qui prendra une
importance grandissante au fil des ans, et voyage notamment en Amérique du Sud, en Asie, et en Espagne où il
fait la rencontre de Salvador Dalì et André Masson. Ces voyages sont la matière d'Ecuador (1929) et d'Un Barbare
en Asie (1933). Michaux fait sur le tard l'expérience de la mescaline et du LSD, qu'il intègre à son processus
littéraire dans Misérable Miracle (1956) ou Connaissance par les gouffres (1961). Son oeuvre est un objet singulier dans
la littérature du XXème siècle. Elle traverse les styles et les genres sans jamais se sédimenter, mêlant avec une
agilité incomparable profondeur, absurde, intériorité et férocité dans une exploration souvent joyeuse de
« l'espace du dedans ». Henri Michaux est mort d'un infarctus en 1984.

empty