À propos

Texte mythique, écrit en 1945-1947 en pleine guerre civile, mis en musique par Théodorakis et devenu, contre la dictature des colonels, un hymne à la résistance et à la liberté, c'est un des premiers livres publiés par Fata Morgana, dès 1968, dans l'admirable traduction de Jacques Lacarrière, alors que Ritsos est déporté à Léros.
S'y révèle un territoire «aussi dur que le silence» où les coeurs des hommes et femmes nourrissent la volonté insatiable d'être libre. Les voix de ce peuple grec - celles des ?ers combattants et des exilés, des morts et des vivants - soufflent espoir et souffrance sur les rides du paysage, y gravent, des astres aux pierres, le «grand feu rouge» qui brûle dans leurs yeux.
Des vers bouleversants où chaque image porte la lutte de tout un monde.

La célébration de la Méditerranée dionysiaque sera le moteur d'exaltations actuelles.


Rayons : Littérature > Littérature argumentative > Essai littéraire


  • Auteur(s)

    Yannis Ritsos

  • Traducteur

    JACQUES LACARRIERE

  • Éditeur

    Fata Morgana

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Date de parution

    19/05/2023

  • EAN

    9782377921386

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    48 Pages

  • Longueur

    22.5 cm

  • Largeur

    14.5 cm

  • Épaisseur

    0.6 cm

  • Poids

    96 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Yannis Ritsos

Il est né en Grèce, à Monemvasia, le 1er mai 1909 et mort le 11 novembre
1990 à Athènes.
Cadet d'une famille de grands propriétaires terriens, sa vie est marquée
par la mort de la mère et du frère aîné, la folie de la soeur et du père qui
provoquera leur ruine économique, et la maladie personnelle qui lui vaudra
de fréquents séjours en sanatorium. Il adhère au Parti Communiste Grec
à la fin des années 1920.
De 1948 à 1952, époque de guerre civile, Ritsos est déporté pour ses
convictions politiques dans les îles de Limnos, Makronissos et Aï-Stratis,
en même temps que toute une génération qui y fut emprisonnée, battue,
torturée, exécutée. Mais il écrit toujours, tant bien que mal, secrètement, des
poèmes tels que ceux du Journal de déportation, de 1948 à 1950, interrompu
en 1949 par l'écriture de Temps pierreux. Les poèmes sont enfermés dans des
bouteilles et enfouis dans la terre.
En avril 1967, c'est le coup d'État des Colonels. Ses amis conseillent à Ritsos,
de retour d'un voyage à Cuba, de se cacher mais il ne quitte pas sa maison
d'Athènes. Il est arrêté le matin même et envoyé à la fin du mois sur l'île de
Yaros, un grand rocher sans arbre et sans eau, infesté de rats. Il sera ensuite
transféré sur l'île de Léros puis placé en résidence surveillée à Samos.
Pendant tout ce temps, il continue d'écrire plusieurs séries de poèmes,
toujours en cachette, regroupés sous le titre Pierres Répétitions Grilles.

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