La médecine s'est vue depuis peu confier la tâche d'accompagner les mourants, sans y parvenir réellement. Si on meurt mieux en France qu'il y a cinquante ans, on y meurt toujours mal, et tout montre qu'on y mourra encore plus mal.
Le débat sur la fin de vie, sur les aides actives à mourir, semble gelé depuis des années dans un face-à-face stérile entre forces libérales et mouvements conservateurs. La solution est ailleurs. Une autre voie s'ouvre concrètement, originale, hors de toute utopie, qui renvoie dos à dos les forces en présence démontrant la source commune de leurs impuissances.
Ce long chemin de pensée parviendra à renouveler cette problématique de fond en comble, en interrogeant nos moeurs, nos représentations, notre système de soins et la République.
Les auteurs revisitent les systèmes dynamiques pour comprendre les éléments de l'évolution biologique qui sortent de l'élémentaire « survivance des plus aptes », et plus précisément qui engendrent des structures dites émergentes.
Ils expliquent ainsi comment des mécanismes naturels sans le moindre finalisme.