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Jeunesse
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Trois millions de chômeurs, est-ce une fatalité? On finirait par le croire, à écouter beaucoup d'hommes politiques: «C'est la rançon de la productivité», dit l'un; «Nous ne pouvons faire mieux que du traitement social», dit l'autre.Philippe de Villiers ne partage pas la résignation qui s'est emparée des responsables du pays comme de ses administrateurs. Encore faudrait-il, pour mettre un terme à l'augmentation continue du chômage, en finir avec un certain nombre d'idées fausses qui ont contaminé jusqu'aux libéraux.Dans la foulée de la campagne qui s'est engagée, au nom de «Combat pour les valeurs», contre le traité de Maastricht, Philippe de Villiers dénonce avec la même force de conviction l'aveuglement des technocrates de Bruxelles et du GATT, et le triomphe de l'idéologie du libre-échangisme simpliste qui, en abandonnant la «préférence communautaire», condamne nos industries à se «délocaliser» dans les pays à la main-d'oeuvre bon marché.Un livre essentiel, à lire avant qu'il ne soit trop tard.
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Un vieil instituteur du Pays Bigouden me confiait récemment: «Ce qui se passe à l'Est me rappelle une parabole de mon enfance.La chienne du Monde , c'était, jadis, en Bretagne, la Misère. Elle s'abattait sur vous et ne vous lâchait plus jusqu'à la mort.Et puis, voilà qu'un beau soir, alors qu'elle paraissait devoir nous quitter, on entendit un cri bizarre, le miaulement sinistre d'une bête à tête de chien. La chienne du Monde qu'on croyait morte avait mué: elle renaissait sous la forme hideuse d'un croisement raté mais viable, la chienne qui miaule .Vos enfants vivront ce que j'ai vécu dans mon enfance. Vous aurez des hybrides génétiques: le Marché plus le Plan... ou encore le socialisme de marché , l'alchimie des contraires, la chienne qui miaule , le zébre idéologique.Après le socialisme réel, vous aurez la social-démocratie; après l'internationalisme prolétarien, le mondialisme; après le matérialisme historique, le matérialisme sous vide.Bien sûr, il y a loin de la chienne du Monde à la chienne miauleuse : la social-démocratie n'est pas mortelle. Simplement elle vous laisse des plaies galeuses. En faisant mine de s'attaquer à tout le monde, elle multiplie ce qu'on appelle les petites misères et dépenaille les plus pauvres...»Tard venu au pouvoir, François Mitterrand s'est fait de la France une certaine idée de la Suède, là est son drame. Au moment où l'histoire se remet en mouvement et qu'il faudrait quitter les charentaises, il propose aux Français une politique de géronte blasé.Et pourtant, chacun sent bien que l'avenir est ailleurs, que nous avons d'abord besoin de morale, de racines et d'identité, de valeurs, de vérité et d'espérance.Il ne faudrait pas que, demain, aux limites de l'infini, l'homme devienne un produit fini.Philippe de Villiers
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La societe de connivence ou comment faire avaler des serpents a sonnettes
Villiers Philippe
- Albin Michel
- 1 Mars 2014
- 9782226251664
Pour la majorité issue des élections de mars 1993, l'heure de vérité vient de sonner. L'état de grâce dont bénéficiait le gouvernement d'Edouard Balladur s'est achevé et le Premier ministre n'est plus épargné par ses pairs de la droite. Philippe de Villiers marque avec éclat sa différence et dresse un premier bilan, sévère, de l'expérience en cours.
« Faut-il que la France meure pour que les Français vivent ? » nous demande le député de Vendée. De traités de Maastricht en accords du GATT, il s'inquiète de voir « l'ordre expert » supplanter « l'ordre démocratique ».
Une société de connivence s'est mise en place qui regroupe les hauts fonctionnaires et les stratèges des milieux économiques dans le culte de la nouvelle idéologie dominante : le libre-échangisme mondial.
A leur corps défendant, les entreprises, grandes ou petites, se trouvent prises dans un engrenage effroyable :délocaliser pour survivre et donc créer du chômage en France. Dans la société de connivence, le peuple perd à la fois le droit au travail et le droit au contrôle du monde politique.
Après les brillants succès de La Chienne qui miaule et de sa Lettre ouverte aux coupeurs de têtes et aux menteurs du bicentenaire, Philippe de Villiers se dresse avec énergie contre cette abdication du politique.